Aller au contenu

Un glossaire du calendrier d'Oengus le Culdee

·6065 mots·29 mins

Un glossaire du martyrologe métrique (le Félire) d’Oengus le Culdee, glosant les mots difficiles du poème. Rendu en français moderne ; les mots-chefs irlandais sont conservés comme lemmes, et les formes irlandaises discutées sont données entre parenthèses là où elles figurent dans le vers. Les leçons des manuscrits et les corrections éditoriales sont pareillement conservées entre crochets.

1 Imrordus, c.-à-d. « il médita d’avance » (roimraidis [Ms. roimraigis]). Comme lorsque :

2 la royale puissance (imrordus in-ríg-raid),
autour du Roi au-dessus des nuées ;
une fois (aill, c.-à-d. un temps) au-dessus des jours de soupirs,
une fois au-dessus des pleurs de larmes.

3 Rorbai rom [leg. domrorbai], c.-à-d. « une descente » (toirne) ou « un abaissement » (thoirbire) — rom [leg. dom], c.-à-d. « à moi ».

4 Tóte, c.-à-d. « splendeur » (aibnius) ; et triamain, c.-à-d. « triste » (toirrsech) ; et un exemple de cela, comme lorsque :

5 Une grande ardeur les dessécha (dóm-thete),
d’une tristesse durable (triamain tróg-sa),
après le décret du Roi (timna ríg-sa),
elle consuma cette multitude tienne (in slóg-so).

6 Conambrighaibh, c.-à-d. « de toute leur force » (co foidhidin móir) ; bríg, c.-à-d. « force » (foidhidin [Ms. foidhindin]). Comme lorsque :

7 Ils furent liés devant les armées,
ils furent amenés de toute leur force (con-am-brígaib),
ils furent écrasés par couples,
ils furent égorgés devant les rois.

8 Ringthe, c.-à-d. « déchirés » (réptha). Comme lorsque :

9 Ils furent déchirés de pointes aiguës (ro-ringthi),
ils furent étirés membre de membre,
ils furent brûlés au-dessus des feux,
de lames incandescentes.

10 Asennath, c.-à-d. « moquerie » (a-sinecht), c.-à-d. « en dérision » (a niartaighe [leg. a martraighe ?]) ; icasinnadh [Ms. icasiunadh], c.-à-d. « les vilipendant » (gácáinedh [leg. ag a cáined]). Comme lorsque :

11 Ils furent portés dans les prisons,
sur les croix pour le mépris (sennath),
par les multitudes pour être vilipendés (icasinnadh),
après leurs souffrances, écorchés.

12 Bailci, c.-à-d. « forts » (bagha) — c’est-à-dire « puissants » (calma), « batailles » (bressa) ; brasa, c.-à-d. « grands » (mora). Comme lorsque :

13 Des soldats les crucifièrent,
les forts, les vaillants,
en de vastes tourments —
une douleur que nul n’a connue.

14 Amemraibh, c.-à-d. « dans leurs sanctuaires » (a scríníbh). Comme lorsque :

15 Des soldats frappèrent Jésus ;
ils atteignirent, à travers une dure tribulation
pour l’amour du corps pieux,
à des sanctuaires d’or pur.

16 Gérait, c.-à-d. « vivant » (beódha) ; comme « notre Seigneur nous garde » (ar-cóimgiud arn-gérat [leg. ar-cóimdiu]), c.-à-d. notre Fils vivant — car c’est Lui qui nous garde d’abord, c.-à-d. le Fils « aujourd’hui » (ininú [leg. indiu]) ; et c’est à Lui que « Il nous garde aujourd’hui » (gérat indiu) est dit, à quoi s’ajoute « vivant » (beódha). Comme lorsque :

17 Jésus qui fut crucifié —
notre Seigneur nous garde (arngerat) —
sur toute créature Il a répandu ;
c’est par Lui que nous sommes ressuscités.

18 Roselaig, c.-à-d. « il le chercha » (ro-slaigh) ; brígach, c.-à-d. « pieux » (craibdech). Comme lorsque :

19 Bien que l’épée le cherchât (Ce-ro-selaigh claideb [Ms. claidheui]),
ô pieux (brighach) Jean le Baptiste,
un circuit gracieux le magnifia —
dans le royaume de Dieu il fut couronné.

20 Ninach, c.-à-d. « plaisant » (aibhinn) ou « fourchu » (gablach). Comme lorsque :

21 Bien que la colère assaillît,
avec le saint Jean le plaisant (ninach, c.-à-d. aibhinn) —
nul dur chemin ne les prit ;
la terre plaisante du ciel.

22 Bien que la reine fût dédaigneuse (tolgda, c.-à-d. dédaigneuse) ;
Pilate avec beaucoup de tromperie (amúr, c.-à-d. imad),
qui nia sa grâce (arr-ochiuir, c.-à-d. roherchran),
se lava au lieu du sang (illocc úire).

23 Memra, c.-à-d. « un tombeau » (adhnacul). Comme lorsque :

24 Un champion de douleur, rouge [de blessures], noble ;
tu vaincs de la victoire des chagrins ;
nulle angoisse de faible ne l’emporta —
il visite de nouveau son tombeau (amemra, c.-à-d. anadhnacul).

25 Annaigh, c.-à-d. « colère » (feirgi) ; et « à leur Église » (donaglinnibh), c.-à-d. « à l’Église des saints » (docheallaibh nanæm) ; et un exemple de cela :

26 Nul grand flot de colère —
ils furent taillés de lames,
ouvrés de ministères,
ornés pour leur Église (donaglinnibh).

27 Arécna[i]rc, c.-à-d. « une supplication » (arimpidhi). Comme lorsque :

28 Ô source de prière,
intercession des multitudes (arécnairc na slógh-sa) —
le bien que je ferais aux nombreux,
je l’ai fait.

29 Asmenann, c.-à-d. « il est manifeste » (is follus) ; et loithi, c.-à-d. « sans parole » (bailbhe). Comme lorsque :

30 Manifeste est notre dessein ;
à travers tout royaume il est parcouru ;
les tribus de femmes, sans parole (loithi) ;
je chéris toute seigneurie.

31 Tiamda, c.-à-d. « sombre » (dorcha). Comme lorsque :

32 Que le corps soit un mémorial —
qu’il ne soit pas sombre (ti-amda) —
le récit entier des beaux chapitres,
une fête pour les jours de l’année.

33 Forcrinn, c.-à-d. « un assaut » (fortuitim). Comme lorsque :

34 Qu’il ne soit pas assailli (for-crinniter) —
un dense assaut sur nous ;
chaque chapitre à son feu —
il déclarera la fête de chaque jour.

35 Nibruifem, c.-à-d. « il ne nous brise pas » (ni-dermatfam) ; brú, c.-à-d. « un brisement » (dermat). Comme lorsque :

36 Jours du grand mois (c.-à-d. du mois du soleil) —
le soleil durable se lève ;
un rassemblement qui assaille
ne nous brise pas d’en haut (ni-bruifem).

37 Dlomh, c.-à-d. « un déclarer » (faillsiugud) ou « un raconter » (innisin). Comme lorsque :

38 Tu as enseigné ainsi
l’ordre qui est sur les rangs ;
je le déclare devant témoins (non-dlomaim) —
cela surpasse l’esprit des hommes.

Janvier #

1 Résil dálach daine, etc. Feibh, c.-à-d. « vie » (sáeghal) — « noble féib » (feibh uaisle), c.-à-d. « une longue vie » (sáeghul fota) — ou « pieux » (craibdech). Comme lorsque :

2 Un grand martyr nous apporte la lumière
avec son clergé de belle renommée —
Fintan d’une vie noble (feibh),
Finnlug le sûr de Dún Blesci.

3 Docoemnichtar, c.-à-d. « ils purifièrent » (ronighset) ou « ils marchèrent » (rocheimnigset). Comme lorsque :

4 La sainte mort d’Aquilinus —
bien que ce fût à Babylone —
à la fête du corps du Christ
ils ornèrent leurs corps (do-cóem-nichter tlachtu).

5 Greit nua, c.-à-d. « frais » (gerait), c.-à-d. « un court moment » (gairit) il fut. Comme lorsque :

6 Un appel de Siméon du ruisseau —
au Christ, une forme qu’Il tissa ;
le soleil fut beau un court moment seulement (greit nua) —
bien que fille de Dubrea.

7 Rán, c.-à-d. « noble » (uasal) ; et all, c.-à-d. « noble » (uasal) ; et all, c.-à-d. « bon » (maith) ; et all, c.-à-d. « plein » (lán). Comme lorsque :

8 Une grâce très excellente, un noble choix (rán togha) —
Julien toute pureté (all nglaine) ;
nul reproche, parfaite joie —
un baptême comme celui du Fils de Marie.

9 Iúlián all nglaini : baní, c.-à-d. « bon » (maith) ; ou all, c.-à-d. « plein » (lán), pour le rendre tout pur ; ou all, c.-à-d. « noble » (uasal) — « sa pureté » (a glaine).

10 Badixu, c.-à-d. « que tu portes » (bahairde) ou « que tu fusses » (nobadilsi). Comme lorsque :

11 Le martyre de Lucian,
avec une multitude, comme tu fusses (badíxu) ;
une très noble méditation —
le commencement du Carême est Jésus.

12 Fobith, c.-à-d. « froid » (uair). Comme lorsque :

13 Souvent nous louons — bien qu’il fasse froid (fobith) —
le peuple qui souffrit de dures choses ;
à la fête d’Antoine le moine.

14 Cindigna, c.-à-d. « un premier venu » (cintairi) ou « une avant-garde » (cintroighe) ou « un précurseur » (cindimicin). Comme lorsque :

15 La mort d’Ingen, fille de Comgall ;
Colmán fils d’Eógan ;
Valerius le premier venu (cindigna) ;
Felix trouva une ronde mélodieuse (c.-à-d. « mélodieux » — binn).

16 Conanduna[d], c.-à-d. « un rassemblement » (conasluaghad) ou « un affermissement » (conanirt). Comme lorsque :

17 La passion de Semunianus [leg. Cebrianus],
de Clément avec ses multitudes ;
ils nagèrent vers les terres païennes —
un rassemblement de hardis (conaduna[d] dánu [Ms. dana]).

18 Nidedbul, c.-à-d. « non petite » (nideróil) ; líth, c.-à-d. « une solennité » (sollomain) ; « jetée en gémissements » (friscuirther gretha), c.-à-d. « rendue au sens ou au rire » (friscuirter céill no gaire) ; saithi, c.-à-d. « une troupe » (buidhin) ; et des exemples :

19 Non petite la fête (Ni-de-dbul) ;
une solennité jetée au rire (lith friscurtar gretha) ;
avec le Christ qui alla (cechaing, c.-à-d. « il porta » — ruc leis), une compagnie ;
Paul dans le baptême et dans les jugements.

20 Brighach, c.-à-d. « puissant » (nertmar) ; allochet, c.-à-d. « un chuchotement » (insaignen) ou « un murmure » (insuttrall), ou c’est un son joyeux (sét solusta). Comme lorsque :

21 Puissant le murmure (allochet)
vers le Roi qui regarde ;
une multitude les tua après les douleurs —
à la passion de Polycarpe.

Février #

1 Morait kalainn feabhradh (« les calendes de février »), etc. Credal cresen, c.-à-d. « croyant » (crethmech [leg. cretmech]) ou « pieux » (craibdech), c.-à-d. « sa foi est vieille » (sen a chré), c.-à-d. « il fut un ancien » (senior fuit) ; ou crésinech, c.-à-d. « affligé » (faíscte), c.-à-d. « misérable » (aintech). Comme lorsque :

2 Fronius et Magnus, le beau, bien connu ;
Germanus le noble martyr ;
Cúanna, croyant et pieux (credhal crésen).

3 Conaíne, c.-à-d. « une protection commune » (conúrítiud). Comme lorsque :

4 Haut André [son rang],
l’évêque Moel de la relique du roi ;
la belle Ucia la protectrice (conaíne) —
des milliers ne les ébranlèrent point.

5 Rorinnedh, c.-à-d. « fut frappé » (roriagha[dh]), c.-à-d. « fut blessé » (rogonadh) ; et cinge, c.-à-d. « vaillant » (calma) ; et cinnghe, c.-à-d. « un champion » (trénfer). Comme lorsque :

6 L’héroïsme de Valentinus ;
Marcellus fut frappé (rorinnedh) ;
dans le royaume du Christ il fut planté —
quatre-vingts beaux champions (cinged).

7 Indel, c.-à-d. « un ligement » (cengal) ou « un lien » (cumrech). Comme lorsque :

8 Au feu de Juliana —
un nom noble jusqu’à la fin ;
avec elle un récit courroucé —
un démon fit le lien (indel).

9 Immaslecht, c.-à-d. « autour de qui furent couchés » (imme roslaightea), c.-à-d. « furent tués » (romharbtha) ; dogar, c.-à-d. « triste » (toirrsech). Comme lorsque :

10 Gaius l’évêque, une souffrance non obscure ;
autour de qui furent tués (immaslecht) — un triste récit (scel ndogur) —
trente hommes vaillants.

11 Credlaigh, c.-à-d. « croyants » (creidmig) ; tredhnaig, c.-à-d. « jeûneurs » (troiscigh). Comme lorsque :

12 Sur lui la tête de Paul l’apôtre tomba ;
le champion croyant (cingedh credlaig) marcha ;
à la fête de l’homme lié —
il mena une multitude de jeûneurs (tredhnaig).

13 Delbdai, c.-à-d. « de belle forme » (sochar). Comme lorsque :

14 À la fête du bienheureux Silvanus,
dix saints avenants (delbdai) ;
avec la passion d’une multitude virile,
au bout du terme de février.

Mars #

1 Nitmordai, c.-à-d. « non fiers » (nitdiumsaigh). Comme lorsque :

2 Aux calendes de mars —
non hautains (nit-mórdai) envers les prières —
Senán de la motte durable,
David de Cell Muni.

3 Roleblaing, c.-à-d. « il sauta » (roling) ; nibalb[d]ae, c.-à-d. « non silencieux » (nítastach) ou « non obscur » (nihairderc) ; sluaghach, c.-à-d. « plein de multitude » (buidhnech). Comme lorsque :

4 Ils sautèrent (roleblaing) — non silencieux (nibalbdae) —
un cri au-delà de la noble bande ;
Carthach, royal, fervent ;
Ciarán avec la multitude de Sáigir.

5 Snadug [leg. snádud], c.-à-d. « protection » (ditin) ; et lere, c.-à-d. « dévotion » (crabud) ; ort, c.-à-d. « massacre » (orgain). Comme lorsque :

6 Il les garda (rosnaidet) selon sa dévotion (lere)
jusqu’au royaume de Dieu très justement ;
une multitude les tua (ortai) ensemble —
à la fête de Victorinus [Ms. uictorine].

7 Cing, c.-à-d. « un champion » (trenfer). Comme lorsque :

8 Aimée l’allée vers Dieu (c.-à-d. « divin » — diada),
qui ne souffres pas pour notre part d’opprobre —
sainte Felicitas,
l’excellente Perpetua.

9 Seirnni, c.-à-d. « un épandage » (srs) ou « un récit » (aisneid) ; ou seirni de sertum, c.-à-d. qu’une couronne est mise autour d’une chose après qu’elle a porté la victoire ; lir uastrilis, c.-à-d. « sur la crinière de la mer » (uasmoing inmara). Comme lorsque :

10 Un épandage du noble Jacob ;
Lucas sur la crinière de la mer (lir uastrelis [leg. trilis]) ;
au Christ ils firent alliance —
fils de Nesan le doré.

11 Dardoe, c.-à-d. « par-dessus la mer » (dardo ós-muir) ou « par-dessus les mers » (darfairgi) ou « au-delà de la force » (darnert), comme il dit :

12 Bienvenue à moi de la petite motte —
il vient à moi par-dessus la mer (dar-indoa) ;
mon propre fils, le fils de mon fils ;
mon frère, fils de Moa.

13 dardoa, ou dar, « la borne de la mer », ou doa, c.-à-d. « un rivage » (clad) ; dardoa, c.-à-d. « par-dessus la mer » ([dar] fairgi) ; ou dardos, dar, c.-à-d. « force » (nert) ; dardoae, c.-à-d. « ployant par-dessus » ou « au-delà de la borne de la mer » (darcrich mara) — arbith doae, c.-à-d. « ployant » (clod) ; comme il est dit « la tempête de doae sur les rivages » (meccon doae arabhith hiclaidibh). Voici le vers d’où le tout est issu :

14 Une haute passion de Secundus —
beau, en paroles qui vivent ;
fort il alla par-dessus la mer (dardoe) —
Failbhe seul.

15 Atfét, c.-à-d. « il raconte » (roaírim). Comme lorsque :

16 Une avenante fille, très grande ;
Feradach, fier ;
au Christ il dit noblement (adfet) —
mon Moedoc d’Écosse.

Avril #

1 Gerait, c.-à-d. « sage » (glic). Comme lorsque :

2 Avec la multitude première très bénie —
à la bouche de tout genou [leg. « sur les fausses bouches » — ar góbéoil] —
le Christ garde le beau diacre (gerait) —
Paul le diacre devant nous.

3 Primda, c.-à-d. « excellent » (ergna) ; breo, c.-à-d. « une flamme » (lasair) ; nadaithbi, c.-à-d. « qui ne frappe pas » (naderchrann) ou « qui ne meurt pas » (nadibdann). Comme lorsque :

4 Une noble flamme qui ne frappe pas (bréo nadaithbi) —
il combattit pour des tribus aimables ;
Bacán du pilier puissant —
Ruadán, lampe de Lothra.

5 Ruamhda, c.-à-d. « guerrière » (catharda) ou « noble » (uasal). Comme lorsque :

6 Avec Carisius le royal —
de la noble relique il bondit ;
il bondit vers toi demeurant —
la fête du digne diacre.

7 Drebhraing, c.-à-d. « il monta » (rodhring) ou « il tint ferme » (rodirgestar). Comme lorsque :

8 À la fête de Pierre le diacre
un triomphe de martyr monta (drebhraing),
avec le beau clergé d’une maisonnée,
jusqu’à l’heure de la froide mort.

9 Cessais roi rinne, c.-à-d. « il souffrit la croix », c.-à-d. il endura par la pointe d’une lance aiguë en chemin ; ou iroi, c.-à-d. « en bataille » (icath), c.-à-d. il fut tué par les armes, étant en bataille ; et ailli, c.-à-d. « un hymne » (laudem), c.-à-d. « louange » (moladh). Comme lorsque :

10 Le beau Cyril le captif
porta la pointe de la croix (cessais roi rinne) ;
au Christ il chanta un hymne (ailli) —
avec une grande multitude autour de lui.

11 Arcrist bamor tiachrai, c.-à-d. « devant le Christ, grande mon affliction » — le martyr très affamé (amartra angortai). Comme lorsque :

12 Le martyre de Germanus le prêtre —
devant le Christ, « grand mon besoin » (bamor tiachrai — ou « grande ma faim », gortai) —
avec Uaitne, la belle jeune fille —
à la fête unique de Fiachna.

Mai #

1 Gegnatar, c.-à-d. « ils blessèrent » (gonsat). Comme lorsque :

2 Le clergé d’Urbain le pur —
ils furent blessés à sa volonté (gegnatar tola) —
les avenants très blancs —
par la petite goutte de son sang.

3 Cinladna, c.-à-d. « sans défaillir » (cinlethath) ou « sans lassitude » (cinlaisce) ou « tête-hardie » (cendolma) ou « sans défaillance » (cengniti). Comme lorsque :

4 L’intronisation de Colmán —
une veille déclarée sans défaillance (cinladna) ;
le petit tombeau aimé —
dans la haute demeure de Clonard.

Juin #

1 Oid menmain feil teclai, etc. Sotal, c.-à-d. « mal » (olc). Comme lorsque :

2 L’invocation de Paul le martyr —
après de grandes actions très fortes ;
la fête de Colmán sans malice (cen-sotlai) —
le grand fils d’Uí Arta.

3 Bannach, c.-à-d. « fécond en actes » (gnimach). Comme lorsque :

4 La fête du beau croyant avenant —
un nom pour le saint Lethan dit (slondad [Ms. longach]) ;
le durable Taranán, fécond (bandach) ;
sur la vaste mer naviguant (longach).

5 Fegi, c.-à-d. « aigu » (feochair) ; et leri [leg. ligaig], c.-à-d. « brillant » (álainn) ou « lisse » (min). Comme lorsque :

6 Le bain de Find le guerrier —
un homme pieux très aigu (co-fegi, c.-à-d. cofeochru) ;
le fils de Maenán, pur —
Olainn, brillant et lisse (ligaig leri).

7 Lén, c.-à-d. « lisse » (sleman) ou « aisé » (laxa) ou « ferme » (sadail). Comme lorsque :

8 Le jour de Jacques fils d’Alphée —
un brillant cent de clercs alla nu ;
la fête de l’homme que nul corps ne lia —
Cronán le puissant de Ferns.

9 Ronfethis, c.-à-d. « tu gardas » (rothaiscis) ou « tu te souviens » (rocumnigis) ou « tu conservas » (rochoimétais). Comme lorsque :

10 La naissance de Jean le Baptiste —
si tu veux, tu gardes (ronfeithis) ;
avec ta compagnie sans honte —
Jean, fils d’Efis.

11 Une couronne de la barque de miséricorde —
apporte du bois à l’Église d’argent ;
il est un soutien pour les guerriers (isfoimdin [leg. foidmin] ; glose : « l’assemblée est empressée tandis qu’elle va à l’Église au crépuscule et tôt le matin ») ;
aux heures, dans les nuits.

12 Foidmin, c.-à-d. « endurant » (fodered), c.-à-d. comme il est dit « enraciné » (fodeime) ou « soudain » (obund) ou « solide » (solum) ou « sage » (glic) ou « alerte » (foghér). Foidmin, c.-à-d. « soudain » (obunn), comme dans « ciafirt fafoibni fonim ». Comme lorsque :

13 Victoire du sombre pilote —
le calme de Job le bien-aimé ;
ils frappent, les brillants endurants (finn foidmin) —
la multitude de Job le bien-aimé. Ou ailleurs :

14 Le gras du sanglier (c.-à-d. le poisson) de la mer enragée ;
une herbe du rivage (c.-à-d. le dulse) de la grève ouverte ;
la culture (c.-à-d. de la mer) du champ de bruyère, les écailles ;
les mouettes sont allées au partage.

Juillet #

1 Iuil ikalainn mirbhuil (« les calendes de juillet des merveilles »), etc. Taimthiu, c.-à-d. « mort » (bás) ou « peste » (tam) ou « amertume » (serb) ; ou taimthiu, c.-à-d. « obscurité » (tomhaithiu[m]) ; ou taimthiu, c.-à-d. « une mort de peste » (tamhthaí), c.-à-d. « la mort d’un seul » (ég aaenar), ou « amour » (sercc). Comme lorsque :

2 La peste d’Eutaic l’évêque (taimthiu [Mac Firbis : taimthiu eutaic espoic]) —
une compagnie de Conán ;
la passion de Processus, royal (c.-à-d. « excellent » — ergna) —
fameux comme Martian.

3 Nihatach mbille, c.-à-d. « non petit », c.-à-d. « non pauvre » (bocht) ou « médiocre » (midlaige) ou « moqueur » (genaige) ; comme « da nó bill », c.-à-d. « ou bien moqueurs » (dano ngenaigi) ; ou mbille, c.-à-d. « misérable » (truagh) ou « maladif » (lobair) ; ou mbille, c.-à-d. de imbecillis, c.-à-d. « faible » (énirt) ; ou bill, c.-à-d. « petit » (bec), comme ballan, c.-à-d. un billian, c.-à-d. « une petite mare » (ián beg). Comme lorsque :

4 Le martyre de Cirionus —
le Christ, non faible (nihatach mbille) ;
le portement de croix d’un autre Thomas —
la fête de Tinden le diligent.

5 Soimle, c.-à-d. « il raconte » (innis). Comme lorsque :

6 La grande renommée de Martin —
qui raconte avec grande éloquence (mar-o-sellaibh soimle [Mac Firbis : marosellaib]) ;
avec cinquante nobles martyrs —
Finnbar de l’île de Toimle.

7 Sostan, c.-à-d. « un son » (gloir) ou « un cri » (gaír) ou « une plainte » (utmaille) ou « chagrin » (imned) ou « un cri de guerre » (soisten) ; sosadh tenn, c.-à-d. « un apaisement » (cumsanadh), comme le Gallois dit « il ne me laisse point debout dans la maison » (niléic sosadh istenn dam), c.-à-d. « il ne me laisse pas reposer » (niléic cumsanadh damh). Comme lorsque :

8 Raconte la passion des sept frères —
pour qui la croix du Christ fut une prison —
Cúan, fils du grand cri (sostan) —
pour six mille martyrs.

9 Sloighedh [leg. sloighdhe], c.-à-d. « fameuse » (urdairc) ; balc, c.-à-d. « fort » (calma). Comme lorsque :

10 Le jour de martyr de Narigne ;
Euphemia la renommée (sloghde) ;
Benoît le puissant (balcaghe) ;
un fils pieux plein de lumière.

11 Membro, c.-à-d. « reliques » (taisi), comme dans « aratait membro », c.-à-d. les reliques de Fiánán le lépreux et d’Oncán du champ saint à Clonmore ; et un autre exemple :

12 Un couple aimé qui est au repos —
sur la croix avec ses reliques (membro) ;
parce que les deux du monde ne sont pas aimés —
Fianán le lépreux, dont la main guérit.

13 Doforcat, c.-à-d. « ils surpassent » (doroiscet) ou « ils excellent » (doderscaigit). Comme lorsque :

14 La bande des dix apôtres —
ils surpassent tout compte (doforcat) ;
une belle compagnie devant l’innombrable multitude —
l’humble Jésus que nous gardons.

15 Doticfa, c.-à-d. « il viendra » (doraga) ; conetis, c.-à-d. « qu’ils cherchent » (coroinnsaige) ou « poursuivent » (corochuindchitis) ou « réclament » (coromnisi). Comme lorsque :

16 Il viendra chaque jour (doticfa) —
au Christ puissent-ils parvenir (conetis) ;
une prière avec la multitude de la joie —
le petit garçon Mametus.

17 Manafrescan, c.-à-d. « leur aide » (achobair) ; éim, c.-à-d. « prompt » (solum) ; bresta, c.-à-d. « sot » (brotla) ou « vif » (beoda) ou « joyeux » (suilbir). Comme lorsque :

18 La voie des saints est nôtre —
vous êtes faibles, votre aide est (mana-frescai) ;
venez vers nous pas à pas —
au refuge commun des joyeux (commorbúdin bresta [Ms. commorbúd inbresta]).

19 Ruamach, c.-à-d. « guerrière » (catharda). Comme lorsque :

20 Ils sont frêles, les fils des femmes (itbrestai inbanmeic) ;
Sabina, noble et forte ;
dans la guerrière Rome (ruamach) —
d’une couronne pieuse.

21 Tuchtaigh, c.-à-d. « ornées » (cumtuchtaigh), c.-à-d. « avenantes » (caemda) ou « bien formées » (cruthaig) ou « bien choisies » (toghaigh). Comme lorsque :

22 La haute croix d’Ele la grande martyre ;
elle honore la relique du champ du tombeau ;
avec la compagnie des filles ornées (tuchtaigh) —
la passion de Fraxidis la pèlerine.

23 Dunaid, c.-à-d. « une multitude » (sluagh) ou « une forteresse » (daingen) ou « un peuple » (pupul). Comme lorsque :

24 Findgein de la Madeleine ;
Marie, relique de toute bande (cachdunaid) ;
la passion du noble Apollonius [Ms. apol nóir] ;
avec toi l’île du repos.

25 Ma[d]toich, c.-à-d. « un flatteur » (madail). Comme lorsque :

26 Un courtisan auprès de toi, ô flatteur (madtoich) —
à quoi sert un seigneur vantard (aircinn báighe [leg. dotchobair cing]) —
cent mille têtes sont apportées
au fils hautain et fier.

27 Tarmchruthad, c.-à-d. « une transfiguration » (toirmdelbad). Comme lorsque :

28 Dans la passion de Jovian —
avec son clergé, beau, très pur —
une transfiguration selon une ressemblance (tarmchruthad) —
Jésus sur le mont Thabor.

29 Isadbul, c.-à-d. « elle est grande » (isathlum). Comme lorsque :

30 Merveilleuse l’aide (isadbul) —
avec un rassemblement bien fait —
Theophilus, une tour d’or très angélique —
Pantaleo le radieux.

Août #

1 Ikalainn induugaist (« les calendes d’août »), etc.

2 Anairnecht [leg. inairecht ?], c.-à-d. « une trouvaille » (afríth). Comme lorsque :

3 La métropole de l’unique —
une fête aimée —
la trouvaille (inairnecht) avec sainteté —
le corps [noble] d’Étienne [leg. stephaini].

4 Caemda [leg. comarc], c.-à-d. « un souvenir » (cuimniugudh). Comme lorsque :

5 La noble passion d’Herentus —
une haute fête, un avenant souvenir (comarc coemda) ;
avec Oswald le saint, hospitalier —
le noble haut roi de la terre saxonne.

6 Ronfeithis, c.-à-d. « il se souvint » (rocuimnighes) ou « il garda » (rochométus). Comme lorsque :

7 Nomme soixante-cinq ans —
l’année que Brigitte garda (ronfeithis) ;
les sept dormants, sans honte,
qui sommeillèrent leur sommeil.

8 Athoidhen, c.-à-d. « un re-rassemblement » (athaitnem) ou « une multitude » (abuighen [leg. abuidhen]) ou « un ré-avancement » (athinnrem) ou « une multitude » (asluagh) ou « un retour » (atheacht). Comme lorsque :

9 Hippolytus le martyr —
« grandes mes merveilles » est le retour (athoiden) ;
avec une grande et noble multitude —
mon Moedoc des beaux Gaëls.

10 Sithbe, c.-à-d. « le long fil des saints » (line nanaem). Comme lorsque :

11 La croix du martyr Magnus —
avec le clergé vainqueur, brillant —
Mochta, grande bonté, un long fil (sithbe) —
Enán de Druim Raithne.

12 Drobeil, c.-à-d. « un trouble » (documul) ou « mauvais langage » (drochirlabra) de quiconque mêle le bien avec eux, ou « une grande lassitude » (iarcumga moir). Comme lorsque :

13 Victoire de la passion de Quintus le martyr —
à sa célébration, une garde ;
sous le ciel une multitude très pieuse (fornem cosluagh roleir [lisez : for nem coslán]) ;
il sauta après la tribulation (iarndrobeil).

14 Leire, c.-à-d. « diligence » (crabadh). Comme lorsque :

15 Un récit de la passion de Jean —
le Baptiste ; sois diligent (leire) —
un plein cent en chasteté —
à la décollation d’Ele.

16 Eithre, c.-à-d. « une fin » (deiredh) ou « un achèvement » (forbera) ou « une queue » (err). Comme lorsque :

17 Ils closent la fin d’août (eithre naugaist) —
Áedán, soleil très brillant ;
Inis Medcoit très grande —
avec Paulinus des reliques.

Septembre #

1 Pour les calendes de septembre.

2 Foraithmenedar, c.-à-d. « il est souvenu » (docuimnighedhar). Comme lorsque :

3 Marie est souvenue (foraithmenar) —
ils ne tuent pas les précieux ;
avec les ténèbres après leur voie —
avec trois cents martyrs.

4 Baghe, c.-à-d. « de bataille » (catha). Comme lorsque :

5 Nomme vingt-deux (Dlom díis ar fichit [Ms. arfithít])
martyrs de pareille sainteté [lisez : « martyrs de grande sainteté » — martar co mét nóibe] —
avec le champion de bataille (cingidh baghe) —
Dagán d’Inber Dáile.

6 Tuirmigh, c.-à-d. « un récit » (aisneid). Comme lorsque :

7 Euphemia première en dignité —
un mot de la fin de l’année ;
Broccán de Ros Tuirc le conteur (tuirmig) —
à la fête de la bonne règle.

8 Taithlech, c.-à-d. « paix » (sídh). Comme lorsque :

9 Une grâce très excellente —
au Christ très avenant, la paix (taithlech) ;
avec une multitude, un roi très noble —
Énair, le bien-aimé Aithmet.

10 Iarsaithaib, c.-à-d. « après les voies » (iarslighedaib) ou « après les multitudes » (iarsluaghaib). Comme lorsque :

11 Septembre après ses chemins (iarsaithaib) —
ils s’assirent sur leur sentier ;
un sage entier, bien-agissant, éternel —
Ciríne de la blanche Bethléem.

Octobre #

1 Buaid prescer (« la victoire de Priscus »), etc.

2 Gand, c.-à-d. « étroite » (cumang). Comme lorsque :

3 Le jour de Marc l’évêque —
de qui une étroite multitude ;
avec son beau clergé en harmonie —
la fête de Cellach de l’Église.

4 Linde, c.-à-d. « une vie » (saegail) ou « connaissance » (ecnai). Comme lorsque :

5 Comgán et Marcill —
ils ne cachèrent pas leur vie (linne) ;
dans le beau champ de sépulture —
la fête de Find síge.

6 Tadlach, c.-à-d. « un amas » (ammus) ; et tadlach, c.-à-d. « une motte » (much) — nom du jet qui est mis sur l’enveloppe d’un poisson, ainsi « il le presserait » (forcochall iasgaigh sic rofaiscit[is] isti [Mac Firbis : for cochull eisc rofaiscitisti]) ; et tadhlach, c.-à-d. « un rassemblement » (documal) ; et des exemples :

7 La première passion des Maures [leg. Maurorum ?] —
entendue à travers le monde troublé —
elle ombragea un grand amas (tadlech [leg. tadlach] ; Ms. tamdath) —
après d’amères cellules enchaînées.

8 Cobraid, c.-à-d. « une aide » (cobair) ou « un aideur » (cobairait), c.-à-d. « sage » (glic). Comme lorsque :

9 Sûre est la petite lance de Luc —
le premier martyr à l’assaut ;
Trifonia du jeûne —
le Christ donna un beau secours (cobraigh).

10 Nassad, c.-à-d. « une coutume » (gnathugud) ; ou nasad, c.-à-d. « renommée » (clu), comme dans « nasadh beoáin », c.-à-d. « la renommée de Beoán » (clu beoain) ; ainsi sont nommés les Uí Nassadaigh Neill, c.-à-d. « la renommée de Columba » (clu coluim cille) ; et des exemples :

11 La renommée de Beoán Melláin (nassadh)
que nous adorons ;
aimés les justes quatre —
la fête de la fille du fils de Níar.

12 Talgud, c.-à-d. « un tremblement » (crithnugud) ou « un apaisement » (cennsugud). Comme lorsque :

13 Une multitude [de Quintus] à un brisement commun (comorbrugh [leg. bruth]) ;
Ronán, très farouche à saisir (argachngabugh [leg. gabudh]) ;
il gagna la victoire après avoir pardonné —
avec le tremblement de Talgud (talgudh).

Novembre #

1 Lonan, Colmán, etc.

2 Samain, c.-à-d. samfuin, c.-à-d. « le coucher de l’été » (fuin insamraid), c.-à-d. « la mort de l’été » (bás insamraid) ; síanaigh, c.-à-d. « bruyante » (gloraigh), c.-à-d. « un souffle de vent ou d’enfants » (sían nagaithi no namacraighi) ; et des exemples :

3 Lonán, Colmán, Crónán —
avec le clergé brillant et ensoleillé ;
les saints du monde rassemblé —
ils sonnent la bruyante Samain (sóirait samain sianaigh [Ms. sarerait]).

4 Opni, c.-à-d. « colère » (fearg). Comme lorsque :

5 Aimé le soleil sans colère (cenopní) —
presque un clergé sans reproche ;
Perpetua première en dignité —
l’excellente épouse de Pierre.

6 Gur, c.-à-d. « ardent » (leir) ou « fort » (calma). Comme lorsque :

7 Une vaste bande d’Eusebius —
bien que fortes (gur) leurs voies ;
il trouva un choix puissant —
la grande terre sur le champ du ciel.

8 Tiachrai, c.-à-d. « sage » (glicus[a]). Comme lorsque :

9 Elle fut ouvrée de délices —
un tournant comme le sage Tiachraid (tiachraid) ;
pour le beau millier de Cúmain —
le fils du long Finn de Fiachna.

Décembre #

1 Sluind decimbir kalainn — « Déclare les calendes de décembre. »

2 Druin, c.-à-d. « sages » (glic). Comme lorsque :

3 Le haut martyre d’Heraclius —
avec son clergé, les vraiment sages (fír-druin) ;
le Fils de la Vierge avec force —
un pilote de grande merveille.

4 Donarlaigh, c.-à-d. « il raconta » (donaraill), c.-à-d. « il atteignit » (dorocht) ; cobail, c.-à-d. « une aide » (seich-). Comme lorsque :

5 Le victorieux Bricctan l’humble —
il raconta par-dessus la mer (donarlaidh) ;
au Christ il chanta une veille —
dans une barque sans aide (cenchobail).

6 Dartrethain, c.-à-d. « par-dessus les mers » (darfairrgi). Comme lorsque :

7 Damasus, la main de Senoc ;
Mugnae, au loin épandu ;
la fête de Melteoc, beau, sage —
avec une forte multitude par-dessus les mers (dartrethain).

8 Cocrait, c.-à-d. « ils parlent » (imraidit) ; et donecmaic, c.-à-d. « il vient » (tic). Comme lorsque :

9 Le service de Lucian [Ms. lucianus] —
le beau Lámchua qui parle (cocraait) ;
le fils de Lónán qui vient (donecmaic) —
à la nuit avant Noël [Mac Firbis : mac lonain donecmaic in adhaig renodlaic].

Épilogue #

1 Des calendes jusqu’à l’autre (onkalainn coaraili)
nous avons fait notre service (rofersam, c.-à-d. « nous avons fait ») ;
ô puits, avec son repos —
la dotation de l’année.

2 Ecmaing, c.-à-d. « une prise » (buain). Comme lorsque :

3 Une troupe pour chaque jour —
nous les avons comptés clairement ;
que nous avons recueilli leur dû (ecmaingsem, c.-à-d. robensam) —
de tête en tête de l’année, c.-à-d. une calende.

4 Arbar, c.-à-d. « une multitude » (sluagh). Comme lorsque :

5 Ma force, je ne pouvais —
dans l’humble corps ;
mais Il sema très noblement (ronsert isuaisliu, c.-à-d. roesreith no ronnert) —
un haut amour — une multitude (arbair, c.-à-d. sluag) — Jésus.

6 Ceile, c.-à-d. « un compagnon » (carait). Comme lorsque :

7 Par les nobles pénitentiels (Huasalathraig, c.-à-d. aithre uaisli) —
au Christ ils sont compagnons (ceptar ceile, c.-à-d. ciapdar carait) ;
jours de toute plénitude (ilaine, c.-à-d. comlaine) —
nul n’a connu son pareil.

8 Conrualai, c.-à-d. « il échappa » (roélai). Comme lorsque :

9 Sur le havre de refuge (anconrualai, c.-à-d. roelái) —
chaque jour au désert (dontalmaim) ;
ce n’était pas plus glorieux
que des milliers sur des milliers (ismónamilidomilib).

10 Fondruair, c.-à-d. « il cause » (fodera). Comme lorsque :

11 Une pureté Il fait (fondruair, c.-à-d. non mort, c.-à-d. Il fait notre nom) —
une connaissance pour nous de l’ordonnance de Dieu ;
chaque saint avec sa foi
qui fit sa communion.

12 Foruasna, c.-à-d. « il remue » (cumsgaighes). Comme lorsque :

13 La parole dans ses chapitres —
si elle remue la mémoire (foruasna, c.-à-d. elle meut la fête en son lieu) —
je le dis devant cette assemblée —
il convient à cette multitude.

14 Renetsecht, c.-à-d. « un chemin » (ríanéc). Comme lorsque :

15 La multitude, qu’elle soit droitement réglée —
le petit livre avec diligence —
un chemin avec sa pureté (renetsecht conoige) —
ils ont achevé son calendrier.

16 Suirge, c.-à-d. « joyeux » (suairc). Comme lorsque :

17 Pour rafraîchir notre livre —
avec les coutumes des pères —
non joyeux, non doux (nisuirgi, c.-à-d. suairc ; nasotlae, c.-à-d. nasothol) —
il durcit une grande part de lui, c.-à-d. le livre (rocruidhe, c.-à-d. rocroid, c.-à-d. il tira une chose de lui).

18 Sloigedh, c.-à-d. « une multitude » (imad). Comme lorsque :

19 Une multitude des livres d’Irlande (sloiged leabar nérenn) —
par quoi tu connais leur cours (toiden, c.-à-d. toitnem) ;
tu as parcouru leur nombre (andirmand, c.-à-d. animad) —
un calendrier des hommes d’Irlande.

20 Cen merbai, c.-à-d. « sans faute » (cin mherball), c.-à-d. « sans mensonge » (cin bréicc). Comme lorsque :

21 C’est une forteresse pour garder —
ce chant sans faute (cenmerbai) —
la force des sans-tête sur la mer (cindolmae, c.-à-d. les saints qui n’aident pas chacun) —
aux hommes, au jugement.

22 Diubairt, c.-à-d. « un rejet » (diprecoit), c.-à-d. « une grande demande » (adbulguidhe). Comme lorsque :

23 À Dieu il est projeté (isdubart, c.-à-d. isdiprecoit, c.-à-d. adhbulguidhe) ;
au diable est sa réprimande (is dinert, c.-à-d. une grande force ou une force de lui) ;
un psaume qui nomme une grande force (mornert, c.-à-d. la force des saints) —
c’est un calendrier très vrai.

24 Arcunna, c.-à-d. « une supplication » (arcairdes). Comme lorsque :

25 La Royauté qui nous a comptés —
c’est pour cela que je supplie (arcunnu) ;
après le récit de son calendrier —
Il a dénombré notre compagnie.

↑