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La légende de saint André

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Skene (éd.), Chronicles of the Picts, Chronicles of the Scots (1867) ; MS. Brit. Mus. Harl. 4628, d’après le Register du prieuré de St Andrews — traduit du latin.

1 En l’année de l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ 345, Constance, le neveu de Constantin fils d’Hélène, rassembla une grande armée pour ravager la ville de Patras, en vengeance de la pendaison du bienheureux André, apôtre du Christ, et pour emporter de là ses reliques. Mais la troisième nuit avant que l’empereur avec son armée entrât dans la ville, l’ange de Dieu descendant du ciel apparut aux saints hommes qui gardaient les reliques de saint André l’apôtre, et commanda au saint évêque Régulus qu’il allât avec ses clercs au sarcophage où les ossements du bienheureux André étaient déposés, et prît de là trois doigts de la main droite, et le bras entre le coude et l’épaule, et la rotule de son genou, et une de ses dents. Et eux, prenant ces parties des reliques comme l’ange le leur avait commandé, les déposèrent en un lieu très secret. Le jour suivant, après la déposition de ces reliques, au lever du soleil, l’empereur Constance vint avec son armée et ravagea la ville et la province ; et emporta avec lui à Rome la châsse dans laquelle il trouva le reste des ossements du saint apôtre déposés. Venant là, il pilla l’île du Tibre et Colosses, et prit de là avec lui les ossements de saint Luc l’évangéliste et de Timothée le disciple du bienheureux apôtre Paul, vers Constantinople avec les reliques du bienheureux André.

2 En ce temps-là, Hungus fils de Ferlon, un grand roi des Pictes, rassembla son armée contre Athelstan roi des Saxons, et campa à l’embouchure de la rivière Tyne. La nuit même avant la rencontre des deux armées, le bienheureux André apparut en songe à Hungus roi des Pictes, lui disant que lui, l’apôtre, renverserait le lendemain l’armée ennemie de telle sorte que Hungus lui-même triompherait de ses ennemis avec peu [de pertes]. À qui le roi dit : « Qui es-tu, et d’où viens-tu ? » Le bienheureux André répondant dit : « Je suis André l’apôtre du Christ, et je viens maintenant du ciel, envoyé par Dieu pour te révéler que demain je renverserai tes ennemis et les soumettrai à toi ; et ayant remporté une joyeuse victoire, tu retourneras avec ton armée indemne ; et mes reliques seront portées dans ton royaume, et le lieu où elles seront apportées sera renommé de tout honneur et vénération jusqu’au dernier jour du monde. » Or le roi, s’éveillant du sommeil, déclara à tout son peuple les choses que le bienheureux André lui avait révélées pendant qu’il dormait. Là-dessus le peuple des Pictes, se réjouissant, affirma par serment qu’ils rendraient à jamais toute diligente vénération au bienheureux André, si les choses qu’il avait montrées à leur roi étaient menées à effet. Et le jour suivant les Pictes, réjouis par la promesse de l’apôtre, se préparèrent au combat ; et divisant l’armée ils placèrent sept compagnies autour de leur roi. Les Saxons pareillement, divisant leur armée, se pressèrent autour de leur roi Athelstan en deux fois sept compagnies. Et quand la bataille fut engagée, les Saxons, abandonnés aussitôt de toute force par la volonté de Dieu, saint André l’apôtre intercédant pour les Pictes, furent mis en fuite ; et la tête d’Athelstan roi des Saxons ayant été tranchée, un massacre innombrable des Saxons fut fait. Et le roi Hungus, ayant gagné la victoire, retournant dans sa propre terre avec une armée non petite, commanda que la tête d’Athelstan fût apportée avec lui, et la fit ficher sur un pieu au lieu qui est appelé Ardchinnecun, dans le havre qui est maintenant appelé Queen’s Ferry [Portus Reginae]. Après cette victoire obtenue par l’aide céleste, les Saxons n’osèrent plus se lever contre les Pictes.

3 Peu de jours après cette heureuse victoire de cette guerre, l’ange de Dieu revint du ciel au bienheureux évêque Régulus, et lui adressa ainsi : « Par le commandement du Dieu très-haut, ne tarde pas à aller vers les parties du nord, vers le soleil levant, avec les reliques d’André le disciple du Christ, que tu réservas jadis par notre avertissement ; et en quelque lieu que le navire qui te portera, toi et ta compagnie, sur la mer sera brisé en pièces, toi et tes compagnons sains et entiers, là au nom du Seigneur et de son apôtre André pose la fondation d’une église. Car ce lieu sera ton repos pour toujours, et là sera la résurrection au jour de la dernière épreuve. » Or l’évêque Régulus, selon le commandement de l’ange, accompagné d’hommes saints, fit voile vers le nord avec les reliques du saint apôtre, et durant l’espace d’un an et demi, ballotté par maintes tempêtes de tourmente, sur quelles îles de la mer de Grèce il fût jeté, il dressa un oratoire en l’honneur de saint André.

4 Ayant donc enduré d’innombrables travaux, les saints hommes, Dieu les guidant, dirigèrent leurs voiles le long des côtes de la mer vers le nord, et abordèrent la terre des Pictes au lieu qui avait été nommé Muckross mais qui est maintenant appelé Kilrymont [St Andrews], la nuit de saint Michel. Or Muckross est appelé « le bois des porcs ». Leur navire s’étant brisé sur les rochers, ils fixèrent en terre une certaine croix qu’ils avaient apportée avec eux de Patras, leurs tentes y étant dressées, en signe qu’ils avaient apporté des choses sacrées, et comme sauvegarde contre les ruses des démons ; et là ils demeurèrent sept jours et autant de nuits. Là, laissant les anciens saint Damien et son frère Merinach pour garder ce lieu, Régulus et le reste des hommes avec les saintes reliques du très saint apôtre André allèrent à Forteviot, et y trouvèrent les trois fils du roi, à savoir Owen, et Nechtan, et Finguine ; et parce que leur père était alors en expédition dans les parties de l’Argyll, pour la vie duquel ses fils étaient fort anxieux, ils donnèrent à Dieu et à saint André une dixième partie de la ville de Forteviot. Et une croix y étant dressée, ils bénirent le lieu et les fils du roi, les habitants du lieu. De là ils allèrent à Moneclatu, qui est maintenant appelé Monichi [Monikie], et là la reine Finchem enfanta une fille au roi Hungus, qui fut appelée Mouren. Le corps de cette jeune fille Mouren est enseveli à Kilrymont, nul n’y ayant été enseveli avant elle. Et la reine Finchem donna à Dieu et à saint André la maison où elle avait enfanté sa fille Mouren, et toute la salle royale pour toujours. De là ils passèrent par les montagnes, c’est-à-dire le Mounth, et vinrent au lac qui était appelé Doldencha, mais qui est maintenant nommé Chondrochedalvan. Là le roi Hungus l’exalté, revenant de son expédition, rencontra les saints hommes, et devant les reliques de saint André l’apôtre qui lui furent montrées se prosterna avec toute humilité et révérence ; tous les nobles pictes qui étaient avec lui pareillement, avec l’humble roi, se prosternant devant les reliques. Or le roi donna ce lieu, Doldaucha, à Dieu et à saint André l’apôtre, et y bâtit une église où les reliques lui avaient été montrées. De là le roi, passant par les montagnes, le Mounth, avec les saints hommes, vint jusqu’à Monichi. Là pareillement il bâtit une église en l’honneur de Dieu et du bienheureux apôtre ; et ainsi le roi vint avec les saints hommes à Forteviot, et y bâtit une basilique à Dieu et à l’apôtre. Et ensuite le roi Hungus vint avec les saints hommes à Kilrymont, et faisant le tour d’une grande partie de ce lieu, l’offrit à Dieu et à saint André l’apôtre pour y bâtir des basiliques et des oratoires. Et ils firent le tour du lieu lui-même, délimité par un signe évident, avec grande dévotion sept fois : le roi Hungus, et l’évêque Régulus lui-même, et le reste des hommes — le circuit et la procession étant ainsi ordonnés par sept — l’évêque Régulus allait le premier, portant les reliques du saint apôtre sur sa tête avec toute vénération, son saint couvent suivant l’évêque avec d’humbles compagnons. Et eux, le roi Hungus les suivait dévotement à pied, répandant du plus profond des prières et des actions de grâces à Dieu. Et le roi était suivi par les hommes les plus nobles de tout le royaume. Ainsi ils recommandèrent ce lieu à Dieu, et le clôturèrent de la paix du roi. Et en signe de la recommandation royale, les saints hommes dressèrent douze croix de pierre, réparties autour du circuit du lieu ; et ils implorèrent humblement le Dieu du ciel que tous ceux qui en ce lieu prieraient avec un esprit dévot et une intention pure obtiendraient l’effet de leur supplication.

5 Ensuite le roi Hungus donna à la basilique du saint apôtre pour sa paroisse toute terre qui gît entre la mer qui était appelée Ishundenema et la mer qui était appelée Sletheuma ; et dans la province voisine alentour de Largaw à Sireis Canum ; et de Sireis à Hyliatnouhten Machehirb, terre qui est maintenant appelée Hadnachten. Et le roi donna ce lieu, Kilrymont, à Dieu et à saint André son apôtre, avec ses eaux, son pré, ses champs, ses pâturages, ses landes et ses bois, en aumône pour toujours ; et d’une telle liberté il dota ce lieu que ses habitants fussent à jamais libres et quittes du service d’armée et des travaux des châteaux et des ponts, et de la vexation de toutes exactions séculières. Et l’évêque Régulus chanta à Dieu la prière Alleluia, afin que Dieu protège à jamais et garde ce lieu donné en aumône à l’honneur de l’apôtre. En mémorial de la liberté donnée, le roi Hungus, saisissant une motte de gazon, la porta devant les nobles pictes, ses hommes, jusqu’à l’autel de saint André, et offrit cette même motte dessus. Cela fut fait en présence de ces témoins : Talarg fils d’Ytherubuthib, Nactan fils de Chelturan, Garnach fils de Dosnach, Drust fils de Wrthi-osst, Nachtalluch fils de Gighert, Shinah fils de Lutheren, Anegus fils de Forchete, Pheradach fils de Finleich, Phiachan son fils, Bolge, Glunmerach fils de Taran, Demene fils d’Aunganena, Duptalaich fils de Bergib. Ces témoins étaient nés de souche royale.

6 Ensuite à Kilrymont les saints hommes bâtirent sept églises : une en l’honneur de saint Régulus ; la seconde en l’honneur de saint Anéglas le diacre ; la troisième en l’honneur de saint Michel l’archange ; la quatrième en l’honneur de sainte Marie la vierge ; la cinquième en l’honneur de saint Damien ; la sixième en l’honneur de sainte Brigitte la vierge ; la septième en l’honneur d’une certaine vierge Muren — et dans cette église il y avait cinquante vierges, nées de la semence royale, toutes dédiées à Dieu et voilées durant onze ans, et elles furent toutes ensevelies dans la partie orientale de cette église.

7 Voici les noms de ces saints hommes qui apportèrent les saintes reliques de saint André l’apôtre en Écosse : saint Régulus lui-même ; Gélase le diacre ; Malthée l’ermite ; saint Damien le prêtre, et Merinach son frère ; Nervius et Crisenius de l’île de Nola ; Mirenus, et Thuluculus le diacre ; Nathabeus, et Silvius son frère ; sept ermites de l’île du Tibre — Felix, Juranus, Mauritius, Madianus, Philippus, Eugenius, Lunus ; et trois vierges de Colosses, à savoir Triduana, Potentia et Cineria. Ces vierges sont ensevelies à l’église de saint Anéglas.

8 Thana fils de Dulabrach écrivit ce monument pour le roi Pherath fils de Bergs, dans la ville de Migdele.

9 Ces choses, comme nous l’avons dit avant, nous les avons transcrites comme nous les avons trouvées écrites dans les anciens livres des Pictes. Très nombreux parmi les Scots affirment que le bienheureux apôtre André fut là en corps de son vivant, prenant ceci pour fondement de leur assertion : qu’il reçut pour son lot de prédication la terre des Pictes, c’est-à-dire la Scythie ; et qu’il tint donc ce lieu cher par-dessus tous les autres lieux, et que ce qu’il ne put accomplir de son vivant il l’accomplit maintenant qu’il est délié de la chair. Mais parce que nous n’avons pas trouvé cela écrit, nous n’inclinons vers aucun des deux côtés, ne niant ni n’affirmant outre mesure : mais puisque mention a été faite des vertus et des miracles que Dieu a tant accomplis qu’il accomplit par son saint apôtre, d’où aussi l’occasion s’offrit d’en écrire quelques-uns, que nous les ayons trouvés écrits, ou entendus de rapporteurs véridiques, ou même vus nous-mêmes — nous nous sommes proposé, Dieu le permettant, de les écrire ; et les frères ne nous l’ont pas demandé. Cependant nous l’avons différé jusqu’à ce que nous finissions ce qui était commencé.

10 Lors donc que le royaume des Pictes eut été entièrement détruit et pris par les Scots, les biens et possessions de l’église à leur tour s’accrurent ou diminuèrent selon que les rois et les princes avaient de la dévotion envers le saint apôtre. Desquels il n’y a pas besoin maintenant de parler séparément, mais nous devons traiter brièvement de ce qui nous concerne. Or la cité royale était Rymont, appelée le Mont du Roi, que le susdit roi Hungus donna à Dieu et au saint apôtre. Mais quand les saints susmentionnés qui étaient venus avec les reliques du bienheureux apôtre eurent été retirés de cette vie présente, et leurs disciples et imitateurs aussi, le culte religieux y périt, le peuple aussi étant barbare et rude. Il y avait cependant dans l’église de Saint-André, telle qu’elle était alors, treize par succession charnelle qu’ils appellent Keledei [Culdées], qui vivaient selon leur propre manière et la tradition des hommes plutôt que selon les statuts des saints pères. Non, et ils vivent encore de la même manière ; et ils ont certaines choses en commun, moindres et plus pauvres, mais certaines choses à eux, plus nombreuses et meilleures ; selon que chacun peut obtenir de ses amis liés à lui par quelque lien — ses parents et ses alliés — ou de ceux dont les âmes lui sont chères, c’est-à-dire les amis de ses amis, ou par quelque autre moyen que ce soit. Après qu’ils ont été faits Keledei, il ne leur est pas licite d’avoir leurs femmes dans leurs maisons, ni d’autres femmes dont une mauvaise suspicion pourrait surgir. Il y avait néanmoins sept personae, se partageant entre eux les oblations de l’autel ; desquelles sept portions l’évêque n’en avait qu’une et l’hôpital une ; les cinq restantes étaient partagées entre les cinq autres, qui ne rendaient aucun service du tout à l’autel ni à l’église, sinon qu’ils recevaient les pèlerins et les hôtes à leur propre manière quand il en venait plus de six, tirant au sort lequel d’entre eux recevrait qui et combien. L’hôpital en vérité prenait toujours six et moins. Ce qui est maintenant six — Dieu le permettant — depuis qu’il est venu entre les mains des chanoines, a reçu tous ceux qui viennent là. Les chanoines ordonnèrent aussi que si quelqu’un venait là malade, ou tombât malade là, il fût pris soin de lui en toutes choses nécessaires selon les moyens de la maison, jusqu’à ce qu’il recouvrât ou mourût ; et s’il a quelque chose, qu’il en fasse ce qu’il voudra, et qu’il en dispose à son plaisir, puisque rien ne lui est requis dans cette maison. Un chapelain est aussi établi par les chanoines pour prendre soin tant des malades que des mourants ; et deux frères qui gardent la maison et reçoivent les hôtes et servent les malades, qui pourtant n’y mangent ni n’y boivent ni n’y sont vêtus. À cette fin les chanoines accordèrent aussi les dîmes de leurs propres travaux et les restes de leur nourriture. Et s’il y a quelque chose de nécessaire pour les malades ou les entiers dans leur cellier qui ne puisse être obtenu de l’hôpital, qu’il soit donné sans contradiction.

11 Or les personae susdites avaient des revenus et des possessions propres, lesquels, quand elles quittaient cette vie, leurs femmes qu’elles gardaient publiquement, et leurs fils ou filles, parents ou gendres, se partageaient entre eux. Elles prenaient pareillement les oblations de l’autel auquel elles ne servaient pas — chose dont elles auraient eu honte si elle ne leur eût été licite. Et un si grand mal ne put être ôté même jusqu’au temps du roi Alexandre d’heureuse mémoire, le spécial ami de la sainte Église de Dieu ; qui agrandit aussi l’église du bienheureux apôtre André de possessions et de revenus, la combla de nombreux et grands dons, et la dota des libertés et coutumes qui étaient de sa libéralité royale, avec la possession royale.

12 Aussi la terre qui est appelée la Chasse du Sanglier [Cursus Apri], que le roi Hungus, dont nous avons fait mention plus haut, donna à Dieu et à saint André l’apôtre quand les reliques du bienheureux apôtre André eurent été apportées — et qui avait ensuite été aliénée — il la restitua entière ; à ce fondement, à savoir, et à cette condition, que la religion fût établie dans cette église pour le service de Dieu. Car il n’y avait personne pour servir à l’autel du bienheureux apôtre, et la messe n’y était célébrée que quand le roi ou l’évêque y venait, ce qui arrivait rarement. Car les Keledei célébraient leur office à leur propre manière dans un certain coin de l’église, qui était très petit. De cette donation royale il y a encore beaucoup de témoins survivants. Laquelle donation le comte David son frère confirma aussi, que le roi avait établi son héritier et successeur dans le royaume, comme il l’est aujourd’hui. Et en mémorial de cette donation le roi commanda que son cheval royal arabien fût mené à l’autel avec sa propre bride et selle et bouclier et lance d’argent, couvert d’un grand et précieux drap, et avec cela il investit l’église des dons, libertés et toutes les coutumes royales susdites ; et il donna aussi des armes turques de diverses sortes, qui avec le bouclier et la selle sont conservées jusqu’à ce jour dans l’église de Saint-André en mémoire de la munificence royale — lesquelles sont montrées aux peuples venant là de toutes parts, de peur que ce qui est si souvent rappelé à la mémoire ne fût en rien effacé par l’oubli. Or aux jours de ce roi Alexandre, vers la fin de sa vie temporelle, le seigneur Robert, premier prieur de l’église de Scone (que le même roi avait donnée aux chanoines et enrichie de nombreux dons et possessions), fut élu évêque des Scots. Car ainsi sont appelés depuis longtemps les évêques de Saint-André, et dans les écrits tant anciens que modernes on les trouve nommés les Hauts Archevêques ou Hauts Évêques des Scots. D’où aussi Fothet l’évêque, homme de la plus grande autorité, fit inscrire ces vers sur le coffret de l’évangile [la theca Evangelii] :

13 Ce coffret de l’Évangile, Fothet le bâtit pour son ancêtre,
Fothet qui est pour les Scots le Haut Évêque.

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