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Poème à Hunaldus

·158 mots·1 min

1 Les marées des innombrables épreuves de la vie s’écoulent sans cesse, Tout passe ; les mois roulent en années. À chaque instant, l’âge glisse dans le déclin. Si tu veux saisir la vie éternelle, Rejette maintenant les tentations fugaces de cette vie fragile. L’honnête vertu est vaincue par la séduisante débauche, Et le cœur brûle d’avarice et d’aveugle désir. L’esprit asservi par de vains soucis ne connaît pas de limite. L’argent vaut moins que l’or, et l’or moins que les vertus. La vraie paix est de ne rien désirer au-delà du nécessaire.

2 Ces vers je les ai souvent envoyés pour que tu les lises : Je t’en prie, prête l’oreille à mes paroles. Ne laisse pas les vains plaisirs périssables te tromper. Vois combien fugace est la puissance des princes et des rois ! La gloire glissante de la vie mortelle s’efface vite. Pardonne mes paroles, peut-être ai-je été trop bavard. Souviens-toi toujours d’éviter tout excès.

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